Manque de transparence, décomptes incompréhensibles, AG expédiées, suppléments à répétition… Changer de syndic est un droit de l'assemblée générale, et la procédure est plus simple qu'on ne le croit. Voici le mode d'emploi, articles du Code civil à l'appui.
La nomination comme la révocation du syndic se votent à la majorité absolue des voix des copropriétaires présents ou représentés (art. 3.87, § 8) — les abstentions, votes nuls et blancs ne comptent pas comme voix émises. Aucune majorité qualifiée n'est requise.
Pour que le point soit voté, il doit figurer à l'ordre du jour : tout copropriétaire peut demander par écrit au syndic d'inscrire « révocation du syndic et désignation d'un nouveau syndic », au moins trois semaines avant la période de l'AG ordinaire (art. 3.87, § 3). Le syndic est obligé de l'inscrire — même si le point le concerne directement.
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La majorité absolue des voix des copropriétaires présents ou représentés à l'assemblée générale (art. 3.87, § 8 du Code civil). Abstentions et votes blancs ou nuls ne comptent pas.
Oui : l'assemblée générale peut toujours révoquer le syndic (art. 3.89, § 7). Vérifiez néanmoins le contrat : une rupture avant terme sans faute peut déclencher une indemnité contractuelle, contrairement au simple non-renouvellement, qui n'ouvre droit à aucune indemnité.
Trente jours après la fin de son mandat, quelle qu'en soit la cause : dossier complet, comptabilité, actifs et justificatifs (art. 3.89, § 2, 7°).
Le syndic doit inscrire à l'ordre du jour toute proposition écrite reçue à temps. En cas de blocage, les copropriétaires peuvent saisir le juge de paix, qui peut désigner un syndic ou autoriser la convocation.
Ce guide présente le cadre légal belge de manière générale (Code civil, livre 3, en vigueur au 2026) ; il ne remplace pas un conseil juridique sur votre situation particulière.
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